Note de service concernant la session 2011 des concours de recrutement du premier et du second degré
Des informations données sur la liste de diffusion de la Coordination nationale de la formation des enseignants font état d'une note de service qui aurait été diffusée aux recteurs le 19 mai 2010 (note de service qui, sauf erreur de ma part, n'apparait pas sur les sites officiels).
Vous trouverez ci-dessous un exemplaire de ce document ainsi que le texte d'une motion devant être soumise ce vendredi 21 mai par les élus des listes "PUS" (Pour une unité des Savoirs) et CGT-Enseignants au CEVU de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (même source que pour la note de service).
Note de service :
Texte de la motion :
Les projets du Ministère concernant la réforme dite de “mastérisation” ont
suscité une vaste opposition dont les conseils centraux de notre université
se sont fait l'écho à plusieurs reprises en votant à une large majorité des
motions de protestation.
A ce jour les intentions du Ministère demeurent incertaines et sa réforme
inachevée, amenant les universités à concevoir des maquettes dans des
conditions à la fois difficiles et de sous information. Notamment :
- le ministère vient de diffuser (19 mai) une note de service spécifiant
(enfin) un calendrier et certaines conditions d'inscription aux concours. Or
: (i) les dates de concours du 1er degré (28 septembre) et du second degré
(début novembre) sont telles qu'on ne peut préparer correctement les
nouveaux candidats. D'où des inégalités flagrantes, pour ces concours, entre
nouveaux candidats et redoublants ; (ii) cette note n'a pas la valeur d'un
arrêté publié au Journal Officiel qui est la forme requise pour fixer les
dates d'un concours de recrutement des enseignants ; (iii) cette note de
service est contradictoire avec le décret de juillet 2009 en ce qui concerne
le moment où le candidat doit prouver qu'il est titulaire d'un master ou
qu'il est inscrit en seconde année de master.
- dans certaines disciplines les nouveaux programmes limitatifs n'ont pas
encore été publiés.
- la circulaire de décembre 2009 précise que «comme toutes les autres
formations de l’enseignement supérieur, [les nouveaux masters
d'enseignement] donneront lieu à une évaluation par l’Aeres selon les mêmes
modalités que les autres diplômes et au rythme normal des vagues de
contractualisation». Quand et dans quelles conditions cette évaluation
sera-t-elle réalisée ? Et quand les universités seront-elles informées de
l'habilitation de leurs masters d'enseignement ?
- jamais, à ce jour, le Ministère n'a fait part de son intention de financer
le surcoût initié par la mise en place des nouvelles formations et
préparations. Le financement des préparations au CAPES était assuré jusqu'à
maintenant par des lignes IUFM. Or, l'arrêt du financement de ces derniers
remet aujourd'hui en cause ces préparations, ce que certaines universités
non intégratrices d'IUFM annoncent ouvertement. Par ailleurs, la ligne
« agrégation » n'étant pas prévue par les normes SYMPA, son financement
devrait donc entièrement avoir lieu dans le cadre du L.M.D. Plus
généralement, puisque la réforme doit s’effectuer à “moyens humains
constants” alors que la durée de la formation passe de un à deux ans,
doit-on en déduire que le financement sera intégralement à la charge des
universités ?
Dans ces conditions nous demandons au Ministère de surseoir d'un an la mise
en application de sa réforme, et de proroger le cadre règlementaire et
administratif actuel d'organisation des concours de recrutement des
enseignants.
[Ajout le 21 mai 2010 en fin de journée : selon la même source, cette motion a été adoptée à l'unanimité]