Projet de « note de cadrage » sur l'organisation de l'année de fonctionnaire stagiaire : article du site SLU résumant ce qu'en seraient "les principaux points"
Source : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2847
L'article du site SLU dont l'adresse figure dans le lien ci-dessus est un article intitulé "Front ministériel et réglementaire" qui fait un bilan chronologique (du plus récent au plus ancien)
des textes officiels concernant la mastérisation. Cet article est régulièrement mis à jour.
Vous trouverez ci-dessous ce qui a été ajouté à cet article le 19 février 2010 (merci à SLU de nous tenir régulièrement informé de l'état de la situation) :
Extrait de l'article du site SLU :
Un projet de « note de cadrage » (qui serait une circulaire visant à offrir un « cadre ») sur l’organisation de l’année de fonctionnaire stagiaire, destinée à être
adressée notamment aux recteurs d’académie, circule sous forme de dépêche. Ce texte aurait été élaboré à partir de discussions menées avec les organisations syndicales. Résumé des principaux
points :
L’année de fonctionnaire stagiaire comprendrait « trois temps complémentaires : une période d’intégration et d’accueil, une formation dans les classes fondée sur le compagnonnage avec un tuteur et une ou des périodes de formation continuée ». Mots clés de ce cadrage : plus de cadrage national de l’année de stage, dont l’organisation revient aux rectorats ; accueil sur la base du volontariat ; formations groupées assurées grâce au remplacement par des étudiants en M2 en responsabilité ; temps de formation réduit à un maigre tiers, incluant une formation pilotée par les rectorats et du compagnonnage, mais service à 2/3 du temps rendant difficile aux stagiaires de pouvoir suivre les cours de son tuteur et s’inscrire aux stages prévus par plan académique de formation (PAF) ; affectation des PE en brigades de remplacement et des PLC-PLP etc en évitant "autant que faire se peut, les établissements les plus difficiles", etc.
L’accueil des
fonctionnaires stagiaires serait « fondé sur la base du volontariat » et serait mis en place dans les jours qui précèdent la rentrée scolaire. Les fonctionnaires stagiaires
« connaissant alors leur affectation, dans une académie que beaucoup découvriront pour la première fois, recevront toutes les informations et repères utiles pour favoriser leur prise de
fonction » et « des regroupements seront utilement organisés dans les écoles et les établissements d’enseignement par des équipes comprenant les corps d’inspection territoriaux (IA-IPR,
IEN-ET et IEN du premier degré), les personnels de direction et les enseignants ou CPE tuteurs ».
Pour la
formation continuée des stagiaires, la formation et l’accompagnement serait de « un tiers de l’obligation réglementaire de service du corps auquel appartient le stagiaire ». Le
dispositif de formation continuée des stagiaires serait arrêté par les rectorats et comprendrait « des périodes de formation groupées et (ou) filées (une journée ou une demi-journée par
semaine) et un accompagnement par des professeurs ou CPE titulaires chevronnés ». Cette formation continuée aura pour objectifs d’« améliorer la pratique d’enseignement à partir d’une
analyse des situations vécues en classe, acquérir des connaissances dans des domaines non maîtrisés (prise en charge des élèves en situation de handicap, lutte contre les discriminations,
pratique de l’aide individualisée (premier degré) ou de l’accompagnement personnalisé (second degré), gestion des conflits) et répondre aux besoins spécifiques exprimés par le professeur
stagiaire ».
« Les
modalités précises de titularisation à l’issue de l’année de stage feront l’objet d’un arrêté qui sera publié ultérieurement ».
Le
compagnonnage, assuré par les tuteurs et « favorisé par l’ensemble des cadres du système éducatif (inspecteurs et chefs d’établissement) », se déroulerait pendant toute
l’année scolaire et serait assuré par des « personnels d’enseignement et d’éducation expérimentés (enseignants tuteurs, maîtres formateurs tuteurs, maîtres d’accueil temporaires tuteurs,
conseillers pédagogiques tuteurs, CPE tuteurs…) ». Il ferait « partie intégrante de la formation » et se décompterait donc dans le tiers temps. Le MEN propose de créer des
« binômes professeur stagiaire/professeur des écoles expérimenté », qui se rendrait dans la classe du stagiaire et l’aiderait dans la gestion de classe et dans la construction
progressive des apprentissages.
Les enseignants
stagiaires du premier degré seront affectés « soit en brigade de remplacement soit en école », selon les « capacités [des rectorats] à dégager des postes en nombre suffisant
lors de la préparation de la rentrée scolaire 2010 », « sur des remplacements dans des écoles qui seront de préférence à plusieurs classes où [sont disponibles] sur place ou à proximité
des enseignants expérimentés et/ou des maîtres formateurs ». « Les écoles difficiles (appartenant à un RAR par exemple) et les postes spécialisés notamment seront évités », de même
que les « classes les plus délicates, de type cours préparatoire ou cours moyen deuxième année ».
Les personnels
stagiaires des collèges et lycées seraient affectés « sur des supports vacants et/ou des BMP (blocs de moyens provisoires) », réservés par les rectorats « en amont de la
rentrée scolaire », en évitant autant que faire se peut, les établissements les plus difficiles, notamment ceux situés en RAR, et ceux qui sont les plus isolés et éloignés
des lieux de formation ». Dans toute la mesure du possible, selon les disciplines enseignées, « l’emploi du temps du professeur stagiaire devra correspondre à deux niveaux maximum
d’enseignement afin de limiter le nombre de préparations de cours ». L’accompagnement pendant l’année de stage serait « étroit et fort en début d’année scolaire (mois de septembre et
octobre) et plus souple par la suite ». Au second trimestre, il y aurait « des périodes de formation groupées et/ou lissées (un jour ou une demi-journée par semaine) » et les
stagiaires pourraient aussi, « à titre individuel, s’inscrire à des stages offerts dans le cadre du PAF (plan académique de formation) » pour compléter leur formation professionnelle et
consolider leurs premiers acquis.
Cette note indique que les recteurs devront en décliner ses principes généraux et orientations nationales contenus dans la note, qu’ils devront « dans leur académie et départements en tenant compte de leurs spécificités ».