"Stagiaires : un sacré micmac créé par le ministère" (SE-UNSA 9 février 2010)

Publié le par Dom

"Les premiers éléments concernant les mesures envisagées pour l’affectation, l’an prochain, des professeurs stagiaires commencent à nous parvenir. Les futurs professeurs stagiaires vont donc « bénéficier », à la rentrée 2010, d’un tiers de leur temps en formation continue. Les propositions sont pour le moins curieuses.
• Dans le premier degré,
les professeurs des écoles stagiaires pourraient commencer une semaine avant la rentrée. Qui les encadrera, sous quel statut interviendront-ils ? Nul ne le sait. Ce sont encore des étudiants, ils ne peuvent être convoqués. Ils devraient ensuite être en « pratique accompagnée » pendant sept semaines. Ce serait donc un compagnonnage cher à Xavier Darcos. Il resterait ensuite quatre semaines au cours desquelles ils retourneraient à l’Université. Période qui, comme par hasard, correspond à 108 heures et pourrait donc voir l’intervention des étudiants en M2. Le tour est joué. Tant pis si la formation continue proprement dite se résume à quatre semaines.
• Dans le second degré,
les solutions envisagées relèvent là encore du compagnonnage, à la différence que le stagiaire en formation serait remplacé par deux étudiants en M2.
Comment seront affectés ces stagiaires ? D’aucuns parlent déjà de bloquer des postes, et donc tout le mouvement autour des villes universitaires !
Personne ne se soucie des élèves qui vont voir défiler trois ou quatre personnes novices, certaines peu au fait de la réalité de la classe.

Pour le SE-Unsa, la formation d’adultes
ne s’improvise pas. Il existe, dans l’Éducation nationale, des personnels dont c’est la spécialité : les enseignants maîtres formateurs. Le SE-Unsa exige qu’ils soient au cœur du dispositif, avec les conseillers pédagogiques. Ce serait un signe fort de la part du ministre pour une formation de qualité des futurs enseignants. Par ailleurs, le SE-Unsa revendique une certification de nature universitaire pour tous les formateurs de terrain, du premier comme du second degré. Dans un courrier adressé au SE-Unsa, Luc Chatel indique prendre en compte les remarques que le syndicat lui a faites. Les réponses apportées ne nous satisfont pas. La première de nos revendications est le retrait des décrets et le positionnement du concours en fin de M1. C’est aujourd’hui le seul moyen d’éviter le pire."

Source : http://www.se-unsa.org/spip.php?article2073
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